
Ce volume s'inscrit dans de multiples champs géographiques et sociaux de l'histoire médiévale. En effet, les onze auteurs qui participent à ce recueil nous font découvrir l'Occident, en particulier la France et l'Italie, l'Orient byzantin, mais aussi les mondes frontières chrétiens avec la Cilicie et le comté d'Édesse, l'Orient latin avec Caffa, le fleuron génois de la mer Noire, la Crète vénitienne, le monde musulman. Plusieurs démarches ont été mises en œuvre pour étudier le jeu des dynamiques sociales, en partant de la cellule familiale et de la transmission du nom et du patrimoine, en pénétrant ensuite au sein des sociétés de cour, puis, des sociétés miroirs que représente l'implantation coloniale, en mesurant, enfin, le rôle de l'État dans l'intégration et l'exclusion sociale. L'originalité de cet ouvrage tient aux différentes approches de cette thématique : le vécu d'un village de Toscane, le testament oral avant l'écrit, les rouleaux itinérants des morts, un nobliau breton devenu une célèbre figure de l'histoire de France, la tente pourpre de l'empereur de Byzance, les eunuques arrogants du Grand Palais de Constantinople, les banquets...
Dès le viie siècle, les premières expéditions musulmanes touchent l'Afrique du Nord encore partiellement dominée par Byzance. Elles atteignent le Maghreb extrême à l'aube du viiie siècle et s'étendent ensuite au-delà du détroit de Gibraltar. De l'actuelle Tunisie partent les contingents musulmans qui mettent le pied en Sicile au ixe siècle, plaçant l'île sous domination islamique pendant deux siècles. L'islamisation, entendue comme la construction en ces territoires d'institutions et de sociétés islamiques, ne fut ni immédiate, ni homogène. Les variations locales du rythme et de la géographie de l'islamisation donnent à réfléchir sur les étapes et les modalités de ce long processus : conversions, socialisation des convertis, action « par le haut » des autorités politiques et religieuses, acculturation des populations... En effet, lors des premiers siècles suivant la conquête, ce ne fut pas une norme unifiée de l'Islam qui s'imposa mais plusieurs interprétations héritées des conflits dogmatiques éclos en Orient, diffusées dans l'Occident musulman puis infléchies par le contexte local, humain, social et culturel. L'arabisation, c'est-à-dire la...
Alexandre del Valle fut précurseur en évoquant dès 1997 le totalitarisme islamiste et en annonçant la dérive de la Turquie néo-ottomane. Trente ans après la dissolution de l’ex-URSS, il montre que les pays de l’OTAN n’ont pas toujours changé leurs « logiciels » hérités de la Guerre froide, désignant la Russie comme l’Ennemi suprême. A cette erreur sur l’Ennemi correspond une erreur sur l’Ami, l’Occident demeurant allié aux « pôles de l’islamisme sunnite » (Arabie saoudite, Qatar, Koweit, Pakistan, Turquie, OCI, Frères musulmans) qui oeuvrent, dans le cadre d’un projet d’expansion planétaire, à saper de l’intérieur les valeurs des sociétés ouvertes sous couvert de défense de la religion. Del Valle dresse un bilan des « révolutions de couleurs » appuyées par nombre d’ONG américaines en Europe de l’Est et les relie à l’interventionnisme occidental en Irak ou en Libye puis au printemps arabe, devenu « hiver islamiste ». Il dévoile de façon détaillée les stratégies et buts de guerre des islamistes, qu'il s'agisse des pôles « institutionnels » et étatiques, véritables ennemis, ou des djihadistes, simple face...
Orient et Occident est complémentaire à La crise du monde moderne, le caractère non doctrinal de l'exposé rend sa lecture plus accessible. Selon Guénon, l'Occident devra revenir à des valeurs traditionnelles, s'il veut empêcher la dissolution qui le menace. L'Orient pourrait être le support d'un retour vers ces valeurs. Cependant, ce rapprochement ne s'opèrera pas sans difficultés : Guénon énumère les écueils à éviter afin, par la suite, de mettre en perspective les conditions nécessaires à cette entente.
L’Occident est engagé sur une pente qui pourrait bien lui être fatale à brève échéance. Il ne s’agit pas d’une prophétie mais d’un diagnostic sur l’état mental, moral, intellectuel de nos sociétés, sur le mal qui les ronge et qui détruit sous nos yeux un idéal humain auquel ont travaillé des millénaires d’histoire, de religion et de civilisation. L’Occident n’est pas menacé par le déclin de sa puissance relative face aux puissances émergentes qui le concurrencent dans un monde qu’il avait l’habitude de dominer sans partage. Le plus grand danger n’est pas dehors mais dedans, dans l’obstination d’une majorité des élites occidentales à penser que le progrès économique, scientifique et technique a changé la nature de l’homme et dans leur orgueil démesuré à croire qu’elles sont les architectes d’un Nouveau Monde où les leçons du passé n’ont plus aucune valeur. Ce n’est pas la première fois que l’idéologie de la table rase s’attaque à ce que la civilisation a construit pour canaliser les instincts sauvages qui demeurent éternellement au plus profond de la nature humaine. Ne pas prendre conscience de ce qui est en...
Une enquête passionnante à travers l'histoire de l'Europe et son rapport au reste du monde, au concept d'Occident. De Mozart à Hitler, que s'est-il passé ? Une lecture brillante et savante qui décloisonne les savoirs pour une vision plus sereine des conflits qui déchirent le monde actuel. Comment une simple notion géographique, celle d'Occident, est-elle devenue l'axiome organisateur de toute vision du monde ? C'est à cette enquête dans l'histoire de l'Europe qu'est consacré cet ouvrage. À rebours des grandes stylisations historiques qui y voient un continuum depuis la civilisation gréco-romaine, Georges Corm montre que les germes de la puissance européenne se trouvent dans l'intensité exceptionnelle de ses relations avec les autres civilisations, dès le haut Moyen Âge. Mais au XIXe siècle, une réaction romantique anti-Lumières part d'Allemagne, se propage en Russie et crée des tensions culturelles et politiques avivées par des systèmes philosophiques fermés. La religion reste au centre des débats enfiévrés de ce siècle et les malaises sociaux et culturels se traduisent par un antisémitisme délirant qui prépare le terrain à la destruction des...
Ce dictionnaire reprend l’intégralité des faits marquants de la culture, des médias et des pouvoirs de 1945 à 1991 au travers de trois parties : un dictionnaire complet avec des articles développés,un recueil de citations pour illustrer une dissertation,une chronologie détaillée des événements des années 1940 au début de la décennie 1990.
Le militantisme démocratique des néoconservateurs américains ne favorise-t-il pas les pires ennemis de la démocratie ? La toute-puissance des armes américaines dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak ne souligne-t-elle pas surtout les limites tant de la puissance militaire que des États-Unis ? Les terroristes d’Al Qaïda n’ont-ils pas créé les conditions d’une crise qui amènera le Moyen-Orient à aborder de front une modernisation politique, économique et sociale qui n’a que trop tardé ? Alors que l’Occident se présente divisé face aux turbulences croissantes du système international, comment sortir enfin des schémas hérités de la guerre froide ? Fin de l’Occident ou âge des paradoxes ? L’époque des Occidents multiples est ouverte. Grand connaisseur de la scène stratégique internationale, François Heisbourg plaide pour une politique européenne vigoureuse face aux défis et menaces du monde contemporain, si possible dans le cadre d’une relation euro-américaine renouvelée. François Heisbourg est directeur de la Fondation pour la recherche stratégique et président de l’International Institute for Strategic Studies et du Centre de...
Entre le début du VIIe siècle et les années 1050 se joue la christianisation de l’Europe occidentale et se jettent les fondations de sa culture, en même temps que se construisent les sociétés qui l’occupent. L’Église organise à partir du VIIe siècle la conquête des esprits. Appuyée par les différentes royautés, son action missionnaire est efficace : saint Colomban ou saint Boniface illustrent ainsi cette période. À partir du VIIIe siècle, l’heure est à la réforme de l’Église institution afin d’assurer celle de la société tout entière : c’est le but que se fixe Charlemagne et que ses descendants ont tenté de remplir. Le mouvement de rénovation donne lieu à une profonde renaissance culturelle qui permet la réapparition de la réflexion savante en Occident. Malgré l’échec politique des Carolingiens, les programmes élaborés au Xe siècle ne sont pas pour autant abandonnés. Ils trouvent d’autres relais pour leur diffusion, leur approfondissement et leur mise en œuvre. Le mouvement monastique assure à l’Église les moyens de son action, tandis que la papauté, avec l’appui des empereurs germaniques, ouvre la voie au grand...
En l'an 2212, le monde est divisé en deux par le REM : une immense barrière électromagnétique. D'un côté, on trouve les pays occidentaux, à l'origine de la séparation et de l'autre, le reste du monde. À l'Est, les croisades successives, religieuses ou idéologiques, contre la science ont fait retomber ces pays dans un quasi Moyen Âge. Confort et nourriture sont des denrées rares. Hygiène et médecine sont inexistantes. C'est le règne de la terreur orchestrée par la pègre. À l'Ouest, la science a poursuivi son évolution : fermes d'organes et contrôle climatique sont des réalités. C'est aujourd'hui un vrai dogme d'État. Les religions sont interdites. Les contacts physiques sont considérés comme rétrogrades. L'amour est désormais virtuel. La soupape de sécurité de cette société ultra (f)rigide : les JU. Une compétition internationale sous forme de guerre uchronique. Wang, un jeune immigrant chinois qui possède comme seuls alliés « Le Tao de la survie de grand-maman Li » et la foi en ses ancêtres, est enrôlé de force dans l'armée française.
Voici, pour la première fois, une présentation complète de toutes les religions dualistes dont l’histoire a, si profondément, influencé l’Occident ; le gnosticisme, le marcionisme, le manichéisme, le paulicianisme, le fogomilisme et le catharisme occitan et lombard. Le livre de Ioan Couliano ne vient pas seulement remplir une lacune de l’histoire des idées. Il nous met devant une découverte fondamentale : les courants dualistes font système, ils doivent être étudiés en perspective synchronique, ce qui équivaut à dire que la recherche de leurs rapports historiques est vaine. Ils ne “dérivent” pas vraiment l’un de l’autre, mais ils représentent le résultat des mêmes opérations mentales, à partir des mêmes prémisses et d’un même texte : les premiers trois chapitres de la Genèse biblique. Si les courants dualistes ne sont peut-être, aujourd’hui, que des curiosités historiques, la conclusion de l’ouvrage de Couliano semble rappeler la conception du temps proposée par Albert Einstein dans sa théorie générale de la relativité : dans une “quatrième dimension”, c’est-à-dire dans un espace qui a une dimension de plus que le nôtre,...
Le christianisme naît en Occident, les sanctuaires sont sa demeure. Voici pour la première fois la présentation, par un grand médiéviste, de Rocamadour, d'Assise, du Mont Saint-Michel, et de tous les autres lieux saints d'Europe de l'ouest. Une sélection inestimable, dotée d'une riche iconographie. À côté des églises, cadres du culte et de la vie sacramentelle, il existe dans le christianisme des lieux considérés comme sacrés parce qu'ils abritent les reliques d'un saint ou qu'on y garde le souvenir de l'apparition d'un ange ou de la Vierge Marie. Ce livre étudie les étapes de la formation de ces lieux saints et l'évolution de leur popularité au sein de la chrétienté occidentale entre le ive et le xvie siècle. Les plus célèbres furent Jérusalem, Rome, Saint-Martin de Tours, les monts Saint-Michel de Pouille et de Normandie, Rocamadour, Assise et Notre-Dame de Lorette. Avec bien d'autres encore, plus modestes, ces sanctuaires, fréquentés par de nombreux pèlerins en quête de guérison du corps et de l'âme, finirent par constituer un réseau très dense, qui remplit l'espace de nouvelles formes de sacralité. C'est ce processus dont rend compte André...
De la fin de l'Antiquité jusqu'à la Renaissance, ce manuel présente l'histoire de la culture littéraire et théologique, de la pensée juridique, savante et philosophique, de la chronologie et de la géographie de la culture, mais aussi de sa diffusion, entre autres à travers les universités et les écoles.
Le présent ouvrage collectif est le fruit de la réflexion d’une vingtaine de chercheurs et de spécialistes provenant de différents pays et diverses régions (Canada, Chine, France, Belgique, etc.), dont la plupart ont participé au colloque Rencontres et interculturalité entre l’Orient et l’Occident que la Faculté des lettres et des sciences humaines et le CELAT de l’Université Laval ont organisé en octobre 2018, en collaboration avec la Faculté d’histoire de l’Université Nankai en Chine. L’ouvrage se divise en cinq parties : Les missionnaires et les rencontres interculturelles ; La littérature, les médias et les échanges entre la Chine et la France ; Les échanges des connaissances scientifiques et les emprunts culturels réciproques ; Les Chinois d’outre-mer et l’adaptation culturelle ; Un regard croisé et la perception de l’autre : l’image de la Chine et de l’Occident. Il propose une réflexion sur les rencontres et les interactions interculturelles entre la Chine et l’Occident dans une perspective interdisciplinaire pour contribuer à l’avancement de la recherche dans ce domaine.
Antoine l’Egyptien, Antoine le Grand, Antoine le Père des moines... Du personnage d’apparence austère au moine jovial selon les représentations, qui était vraiment Antoine ? De quels héritages de ce saint de l’Eglise indivise les traditions chrétiennes orientale et occidentale se sont-elles saisies ? Dans des aspects aussi éloignés que la vie monastique, la vie ascétique, la prise en compte du frère, la charité, la prière, chrétiens d’Orient et chrétiens d’Occident peuvent-ils se retrouver, chacun avec leur sensibilité ?
« Il semblerait, dit Jacques Rueff, que l’Occident s’applique à mettre en œuvre ce précepte de Lénine : “Pour détruire le régime bourgeois, il suffit de corrompre sa monnaie”. » Comment admettre ce comportement de pays qui — tels les États-Unis — ont toujours lutté pour la libre entreprise et la liberté ? Aussi, ce livre s’attache-t-il avec passion à récuser une politique monétaire basée sur l’ « étalon de change-or », « les droits de tirages spéciaux » et « le recyclage des capitaux exportés ». Ce sont, pour Jacques Rueff, qui demeure l’une de nos plus hautes autorités financières, des médications destinées à parer aux manifestations du mal, sans s’attaquer à ses causes, et dont la dépréciation du dollar et du sterling, et l’explosion du système monétaire, le 17 mars 1968, ont amplement démontré qu’elles étaient illusoires. Jacques Rueff dénonce ici le grand péril d’une monnaie non convertible, véritable néant habillé en monnaie. Il voit, dans la politique qui y a conduit, le péché monétaire de l’Occident, un péché contre le bon sens et contre l’esprit.
Durant le long xixe siècle, face à un Occident de plus en plus puissant et arrogant, l’Empire ottoman s’est modernisé dans le but avoué de gérer une situation de plus en plus précaire. L’histoire de cette modernité, fortement empreinte d’occidentalisation, doit s’affranchir de bien des influences politiques et idéologiques qui l’ont grevée jusqu’ici : orientalisme eurocentrique, nationalisme kémaliste, ottomanisme islamisant... L’étude d’une grande variété de sources – la plupart encore inexploitées – viendra nourrir une réflexion critique sur cette période dont l’importance n’a d’égal que sa complexité. L’historien Edhem Eldem a enseigné aux universités de Bo aziçi, Berkeley, Harvard, Columbia, à l’EHESS, à l’EPHE et à l’ENS. Titulaire de la chaire internationale d’Histoire turque et ottomane au Collège de France, il est l’auteur de travaux sur le commerce du Levant, l’épigraphie funéraire, la Banque ottomane, les dynamiques de l’occidentalisation, Istanbul au tournant du xxe siècle, l’orientalisme, la photographie, l’histoire de l’archéologie et des collections dans l’Empire ottoman.
Selon les dictionnaires, les encyclopédies et en somme toute la littérature, la Renaissance se définit comme « un mouvement littéraire, artistique et scientifique qui eut lieu en Europe au XVe-XVIe siècle et qui était fondé sur l’imitation de l’Antiquité gréco-romaine ». Et si la Renaissance était non pas la période de redécouverte de la Culture Antique [gréco-romaine], mais en réalité l’époque de la fabrication de ces textes, classés plus tard comme antiques, et une « volonté caractérisée de falsification de l’Histoire ». Il est évident que l'engouement effréné des notables, des humanistes, des souverains et de l’Eglise pour les manuscrits antiques pendant ces périodes du Moyen-Âge et de la Renaissance est trop surprenant, voire étrange pour qu’il soit honnête ! L’écrivain anglais George Orwell [1903-1950] déclarait : « Qui contrôle le passé contrôle le présent, qui contrôle le présent contrôle l'avenir ». Quel est donc ce passé : l’Antiquité gréco-romaine ? Et qui sont ces « penseurs grecs » ? C’est ce que cet ouvrage entreprend de dévoiler.
Cet ouvrage collectif étudie les relations multiformes qui se sont établies entre Rome et l’Occident depuis la création des provinces d’Hispanie en 197 av. J.-C. jusqu’à la mort de l’empereur Commode en 192 ap. J.-C. L’espace pris en considération comprend les îles de la Méditerranée occidentale (Sicile, Sardaigne, Corse), la péninsule Ibérique, la Gaule (Cisalpine exclue), la Germanie, les Alpes (provinces alpestres, Rhétie) et la Bretagne romaine. Au cœur des questionnements se trouve le mode de fonctionnement de l’Empire romain. La longue durée retenue – près de quatre siècles – permet de mieux saisir les évolutions qui se manifestèrent dans les régions occidentales en relation avec la conquête romaine et à sa suite, mais aussi les continuités que le passage de la République à l’Empire ne fit pas disparaître. Frédéric Hurlet a réuni une équipe internationale de chercheurs français, allemands et anglo-saxons. Dix-huit contributions ont été rassemblées pour analyser les différents aspects de l’emprise de Rome sur l’Occident dans une perspective qui mêle les approches thématiques et géographiques. Le manuel est divisé en...
Les communications rassemblées dans ce volume, qui furent présentées au congrès international de Montréal-Ottawa en mai 2002, montrent que l'histoire de l'information au Moyen Âge est en pleine mutation. Il ne s'agit plus seulement d'étudier la diffusion des nouvelles pour mieux saisir les arcanes de la propagande ou de la rumeur, et la formation d'une éventuelle opinion publique, mais de comprendre comment les différentes pouvoirs, rois, princes, villes, communautés se sont approprié l'information jusqu'à en faire une manifestation de leur honneur. L'information prend alors son sens médiéval le plus strict pour être vécue comme une enquête, une instruction aux exigences techniques, bref comme une quête de la vérité. Son dévoilement est soumis à un certain nombre de codes, qui lui confèrent une légitimité, voire même une véritable sacralité. Aux rituels nécessaires participent, aussi bien que les émetteurs et les récepteurs, les intermédiaires que sont les messagers, les hérauts, les crieurs. Malgré sa fragilité, due aux conditions matérielles auxquelles elle reste toujours soumise – temps troublés, insuffisance des moyens mis en œuvre,...
Pourquoi la Grèce antique, puis l'Europe moderne ont-elles été les matrices de deux " miracles " scientifiques et culturels sans équivalent dans le monde ? A quelles circonstances, à quelles qualités spécifiques l'Occident doit-il d'être 1'" inventeur " de la modernité ? Fruit de plusieurs années de recherche, Le Secret de l'Occident met en lumière les raisons politiques et économiques du progrès, en fournissant une explication globale et cohérente de ce qu'il est convenu d'appeler le développement. Dans un souci d'universalité, l'auteur applique sa grille d'analyse à l'Islam, à l'Inde et à la Chine, parvenant à interpréter les périodes d'avancée et de recul de ces diverses civilisations. Il montre enfin qu'au-delà des apparences, les ressorts de l'innovation restent inchangés à l'ère d'Internet et de la " mondialisation libérale ". Ouvrage d'érudition et de référence, Le Secret de l'Occident est également un précieux outil de travail. Il nous aide à repenser radicalement la relation qui lie l'Occident au reste du monde.
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