
Baudelaire
Auteure: Jean-paul Sartre
Nombre de pages: 192Précédé d'une note de Michel Leiris
Précédé d'une note de Michel Leiris
Cet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.
Jean-Paul Sartre a fondé son esthétique sur l'analyse des œuvres et des vies de nombreux artistes et écrivains. Dans ses études sur Wols, Giacometti, Alexander Calder, Gustave Flaubert, Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Jean Genet et le Tintoret, Sartre a développé une méthode de portrait qu'il a fondée sur la philosophie. La reconstruction de cette méthode permet de comprendre à quel point Sartre s'est efforcé durant toute sa vie de lier étroitement son activité littéraire à la philosophie. Ce livre se présente donc comme une introduction à l'œuvre sartrienne tout en ouvrant de nouvelles perspectives à tous les spécialistes de la pensée sartrienne.
Bienvenue dans la collection Les Fiches de lecture d’Universalis Cent fois remis sur le métier, entre 1953 et leur parution en 1964, Les Mots sont un témoignage exceptionnel du débat, voire des combats, menés par Jean-Paul Sartre (1905-1980) avec son époque, son milieu et lui-même. Une fiche de lecture spécialement conçue pour le numérique, pour tout savoir sur Les Mots de Jean-Paul Sartre Chaque fiche de lecture présente une œuvre clé de la littérature ou de la pensée. Cette présentation est couplée avec un article de synthèse sur l’auteur de l’œuvre. A propos de l’Encyclopaedia Universalis : Reconnue mondialement pour la qualité et la fiabilité incomparable de ses publications, Encyclopaedia Universalis met la connaissance à la portée de tous. Écrite par plus de 7 200 auteurs spécialistes et riche de près de 30 000 médias (vidéos, photos, cartes, dessins...), l’Encyclopaedia Universalis est la plus fiable collection de référence disponible en français. Elle aborde tous les domaines du savoir.
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"Les précis d'histoire littéraire s'entremettent volontiers pour de hideux rapprochements. Que deux écrivains aient opéré dans le même demi-siècle, qu'ils aient risqué de se rencontrer à un enterrement et les voici siamois. Un tic de plume leur est-il commun, ils sont promus rivaux." J.L.
Jean-Paul Sartre est devenu le caillou du XXe siècle : nul, ou presque, ne le rencontre qui ne se donne le plaisir d'un coup de pied peu pensé. Injustice hâtive, retour de galet, qui est en passe de faire de l'auteur de La Nausée, sinon un philosophe sans invention, du moins un écrivain sans saveur - sans autre goût que politique. C'est donc contre cette méconnaissance littéraire que les études ici rassemblées voudraient prendre position. Elles tentent de relire les oeuvres sartriennes - avant tout La Nausée, "L'Enfance d'un chef", les biographies existentielles, mais aussi Les Séquestrés d'Altona et Les Mots - en mettant l'accent sur les effets ironiques de leurs structures, sur la connivence qu'elles réclament du lecteur, par un jeu savant mené avec la tradition littéraire, sur la perversion existentialiste qu'elles accomplissent du mysticisme. Car Sartre, s'il a un jour conçu la littérature comme engagement, la définissait encore comme "herméneutique du silence"--Cela méritait aussi un coup de plume.
A philosophical and literary study of the French author's writing during the past twenty years.
Réunion d'études parues de 1983 à 2005, ce livre veut rendre à Sartre la place qui lui revient dans la critique littéraire du XX° siècle. Une place paradoxale. Il renia l’héritage de Taine et Lanson, mais ne fut pas toujours contre Sainte-Beuve. Il s’appuya sur des sciences humaines comme la psychanalyse ou le marxisme, mais au prix de leur détournement. Sartre a publié au début de sa carrière des articles de « vraie » critique commandés par des revues littéraires aussi prestigieuses que La NRF. Ils offrent, entre autres aperçus, une poétique complète du roman nouveau, bien avant les manifestes du Nouveau Roman. On y trouve un éreintement programmé de Mauriac, un compte rendu ambigu de L’Etranger de Camus, une complice référence à l’ami Paul Nizan. Dans les écrits intimes de la même période (lettres et carnets), on voit aussi à quel point Sartre fut un lecteur insatiable. Dans Qu’est-ce que la littérature ? il analysera en philosophe cet acte de lecture, préfigurant l’esthétique de la réception d’après 1970. Les manuscrits des Mots témoignent de la culture de leur auteur, et de la lutte qu’il mena pour ne pas se laisser aliéner...
A toutes les époques, s'est manifestée chez les hommes de lettres une présence à la politique qui a pris des formes variées, constamment réinventées selon les occasions et les circonstances. Pourquoi, dès lors, la question de l'engagement a-t-elle si visiblement obsédé les écrivains du XXe siècle ? C'est que la modernité a, pour paraphraser Baudelaire, " dépolitiqué " les écrivains : l'engagement a alors cessé d'être une évidence communément ressentie et partagée. Il est devenu une ombre portée sur la littérature toute entière. Dans la foulée de la révolution d'Octobre 1917, comment concevoir une littérature absente du débat et incapable d'être en prise sur l'Histoire et le temps présent ? Mais comment aussi conserver au fait littéraire, en son principe dégagé du politique et de ses contraintes, sa spécificité et son autonomie ? Plus qu'une histoire politique des écrivains, ce livre cherche à comprendre comment se sont négociés, à travers l'engagement, les rapports entre littérature et champ politique.
Par profession autant que par goût, Claude Roy est grand lecteur, et, c'est son Journal de lecteur qu'on peut lire sous le titre de Descriptions critiques. Successivement, Apollinaire, Mallarmé, Barrès, Valéry, Claudel, Martin du Gard, Duhamel, Supervielle, Giraudoux, Colette, Benda, Ramuz, Saint-John Perse, Aragon, Sartre, Éluard, Cocteau, Loys Masson, Malraux, Jean Prévost, Alain, Queneau, Fargue, Michaux, Prévert, Guillevic, Pierre Emmanuel font l'objet d'études, d'essais, où l'auteur, sans prendre la manière ni les manières du magister et en restant toujours d'un accès aisé, a su néanmoins pousser fort loin ses analyses, comprendre ses textes et se comprendre lui-même. "Sainte-Beuve voulait que la critique soit l'histoire naturelle des esprits. Ce n'est ici sans doute que l'histoire naturelle d'un esprit. L'auteur a fait feu de tout bois, et même du pire. L'important, en définitive, c'est de faire feu (quitte à se brûler)."
This series of bibliographical references is one of the most important tools for research in modern and contemporary French literature. No other bibliography represents the scholarly activities and publications of these fields as completely.
Quel est le fantasme qui sous-tend le concept de la cause de soi que L'Etre et le Néant pose comme l'objet dernier du désir ? La justification philosophique de l'impossibilité de ce désir, que Sartre élabore en inversant les termes de l'essence et l'existence de la scolastique, est en réalité infléchie dans les biographies dans le récit d'une fondation symbolique du sujet qui écrit. Tous les sujets de biographie de Sartre (Baudelaire, Genet, Flaubert, Mallarmé, Sartre lui-même) produisent invariablement un objet purifié de la " bauge " de la contingence sexuelle, auquel l'écrivain s'identifie, à travers un fantasme de l'Anti-Nature (ou " seconde mort ") de type sadien. A travers ce fantasme, Sartre écrit un accès au symbolique et à la création d'œuvre. D'où l'hypothèse que La Nausée et peut-être des fragments biographiques, rendent à l'avance inopérante, l'impasse de la relation à l'autre décrétée dans L'Etre et le Néant. Si l'entrecroisement des textes philosophiques et auto-biographiques révèle des contradictions, c'est qu'ils sont travaillés par l'inconscient : il s'agit de montrer au-delà de l'auteur empirique, le pouvoir théorique et...
Mohamed Jaoua analyse ici le lien entre phénoménologie et ontologie dans la première philosophie de Sartre. Quelle est l'attitude de Sartre vis-à-vis de la phénoménologie de Husserl ? Nous pouvons dire que Sartre est passé de l'éloge à la critique, constate M Jaoua, notamment dans un texte fondateur, La Transcendance de l'Ego. Puis, l'auteur analyse l'ontologie phénoménologique prônée dans L'Etre et le Néant. Il mesure le rapport de Sartre à Husserl, Heidegger et Hegel, en essayant de rendre justice à Sartre face à ses critiques.
Qui est le critique d'art ? Quelle est son intention ? Quelle est sa méthode ? Quel type de discours produit-il ? Quelle est l'utilité de la critique ? Qu'advient-il de l'oeuvre ? Qu'attend le public du critique d'art ? Dominique Berthet s'interroge sur la relation particulière qu'entretient le critique d'art avec l'oeuvre.
Quelques semaines avant sa mort, Jean-Paul Sartre soulignait qu'il n'avait pas suffisamment explicité, dans son œuvre, la véritable dépendance de chaque individu par rapport à tous les autres. Sartre tenait alors à révéler une authentique solidarité des libertés, irréductible à toutes les relations violentes et aliénantes. Cette libre interdépendance des consciences manifestait l'existence d'un rapport originel de réciprocité non conflictuelle, de bienveillance intersubjective, qui se trouvait ainsi être au fondement même de toute morale. Par un commentaire attentif de l'ensemble de l'œuvre philosophique sartrienne, Yvan Salzmann met en évidence des idées directrices trop souvent ignorées.Il fait apparaître une forme d'optimisme sartrien, une vue ouverte et altruiste de la vie humaine qui l'emporte sur une conception pessimiste réduisant d'emblée les relations humaines aux conflits et aux luttes d'intérêt. Pour Sartre, les autres ne sont pas l'enfer mais une chance permanente de bonheur.Cette étude montre que la philosophie de Sartre peut fournir des raisons efficaces de contester la primauté inquiétante de l'égoïsme et contrer les sophismes...
«Dès qu'un but est assigné à l'espèce humaine et que ce but est fini, dès qu'on l'envisage comme réalité, tout sombre dans le sinistre, l'espèce humaine devient fourmi. Le donné se referme sur elle.» Cette réflexion de Sartre révèle aussi bien son auteur que Mallarmé lui-même : Sartre a laissé inachevée une partie de ses écrits, et cet essai sur le poète, entrepris en 1952, est du nombre ; quant à Mallarmé, il est mort comme il avait à peine commencé le «Grand Œuvre» pour lequel il se savait élu, but suprême dont le sens était de n'être jamais atteint.-
"Écriture et lecture sont les deux faces d'un même fait d'histoire et la liberté à laquelle l'écrivain nous convie, ce n'est pas une pure conscience abstraite d'être libre. Elle n'est pas, à proprement parler, elle se conquiert dans une situation historique ; chaque livre propose une libération concrète à partir d'une aliénation particulière... Et puisque les libertés de l'auteur et du lecteur se cherchent et s'affectent à travers un monde, on peut dire aussi bien que c'est le choix fait par l'auteur d'un certain aspect du monde qui décide du lecteur, et réciproquement que c'est en choisissant son lecteur que l'écrivain décide de son sujet. Ainsi tous les ouvrages de l'esprit contiennent en eux-mêmes l'image du lecteur auquel ils sont destinés." Jean-Paul Sartre.
Projet ontologique, exploration du registre biographique, philosophie du sujet et de la liberte, l'Oeuvre de Sartre est aussi, et partout, une reflexion souterraine sur le feminin et le maternel. La presente etude montre que, depuis "l'Enfance d'un chef" et jusqu'a "l'Idiot de la famille," Sartre n'a jamais cesse de s'interroger sur le role de la relation maternelle dans la constitution du sujet. Sa pensee du maternel est coherente et rigoureuse. Elle eclaire d'un jour nouveau la reflexion sartrienne sur l'ethique. Elle propose une alternative originale aux grands schemas oedipiens de la pensee freudienne et lacanienne."
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