La renaissance féerique à l'ère victorienne
Auteure: Anne Chassagnol
Nombre de pages: 398
Entre 1840 et 1870, la fée, longtemps bannie du territoire britannique, s'impose dans bien des domaines, notamment dans le conte et dans la peinture. La plupart des grands romanciers victoriens, comme Charles Dickens, William M. Thackeray, ou encore John Ruskin, publient des contes de fées. Le motif de la renaissance, voire de la naissance paraît commun à de nombreuses œuvres. Cette étude comparative a pour but d'expliquer les modalités de ce retour féerique, plus tardif que dans les autres pays, néanmoins si caractéristique de la culture britannique. Cette thèse vise à mettre en lumière toute l'originalité d'une telle renaissance qui semble marquée par un paradoxe : d'une part, la féerie victorienne évoque avec nostalgie un âge d'or perdu, rural et pré-industriel, et dans le même temps, elle se nourrit des multiples découvertes scientifiques de l'époque, comme la biochimie, la géologie, la médecine, la botanique ou encore l'entomologie. Loin d'être coupée du monde dans lequel elle émerge, la féerie s'en inspire et s'en rapproche plus que jamais, comme si elle était devenue le dernier domaine pouvant encore échapper aux équations scientifiques. Le...